Maitre Tamura shihan

Nobuyoshi TAMURA est né le 2 mars 1933 à Osaka, et décéde le 9 juillet 2010 à Saint-Maximin-La-Sainte-Baume.
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Fils d'un professeur de Kendo, il commence très tôt la pratique des arts martiaux. En 1953, il intègre l'Aïkikai de Tokyo en tant qu'uchi deshi et devient rapidement l'un des disciples les plus proches du fondateur
O Senseï Moriheï UESHIBA.

Après 11 années passées aux côtés de Maître UESHIBA, il arrive à Marseille pour diffuser l'Aïkido en France et en Europe. TAMURA SHIHAN a consacré sa vie depuis 1964, date à laquelle il s'établit en France, à construire l'Aïkido européen; dès lors, il sera le délégué de l'Aïkikaï de Tokyo pour l'Europe. Ce fut un grand privilège pour l'Europe et plus particulièrement pour la France de bénéficier de son enseignement. Le classicisme de sa technique était apprécié dans le monde entier.

Nul autre ne pouvait tracer voie plus authentique. Sa réputation en Aïkido n'était plus à faire. Son efficacité hors du commun, malgré une frêle silhouette, provoquaient chez tous ceux qui l'approchaient un profond respect. Respect pour son Aïkido noble et élevé, mais aussi pour sa façon de l'enseigner avec coeur et justesse.Stages Nationaux et Internationaux

Maître TAMURA enseignait dans le monde entier. En France, il donnait un stage tous les mois de la saison en alternant les régions. Un stage international a été organisé en Ile-de-France chaque année en mai pendant plus de dix ans. Réunissant environ huit cents pratiquants venus de toute l'Europe, il s'agissait du stage fédéral le plus important.
Chaque été, TAMURA SHIHAN a donné pendant trente ans trois stages internationaux d'une semaine qui réunissaient plusieurs centaines de pratiquants à Lesneven (en juillet), Saint Mandrier (fin juillet-début août) et à La Colle-sur- Loup (en août).


Hommage de Michel Prouvez

genko Itchi

Tel un samuraï d'anthologie, blessé dans son corps mais non dans sa dignité, Senseï s'est mis debout pour accueillir la mort avec lucidité, présence et détermination ! Jusqu'au terme de sa vie, Sensei conjugue au même temps sa parole et ses actes.

Le départ de ce monde inéluctable, pour lui comme pour nous, il l'a vécu sans concession envers lui-même mais avec générosité et amour pour tous les siens. Comme toujours, Sensei — celui qui met sur le chemin — ne cherche pas, là non plus, à enseigner : il vit chacun de ses instants intensément, ici et maintenant, dans le Dojo comme dans la vie, comme dans la mort. Paradoxe apparent, son départ ouvre de nouvelles portes pour la poursuite de sa recherche. Il nous a mené au seuil de l'Aïkido.


A chacun de nous d'aller le plus loin possible sur ce chemin. Il a clairement exprimé son souhait que cette démarche se fasse, pour ceux qui ont adhéré à sa recherche, tous ensemble. Cela est certainement une exigence très difficile à satisfaire mais elle est de notre responsabilité. Il accordait toute son importance à chacun de nous et nous nous sentions tous très proches de Senseï. Cela faisait de nos rapports avec lui quelque chose d'unique bien sûr. Il nous faut continuer ce qui en fait notre communauté. Il était exigeant parmi nous, mais finalement il nous simplifiait la vie. Maintenant, son exigence est encore plus grande : nous devons nous assumer sans lui. De même qu'il se sentait responsable de transmettre l'Aïkido qu'il avait reçu de O Senseï, nous avons maintenant la charge de faire vivre sa recherche et la transmettre chacun à notre niveau, dans le respect les uns des autres.
Conjuguons nous aussi au même temps paroles et actes.

Michel PROUVEZE